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Ellouhoum va importer un millier d’agneaux abattus par semaine

ellouhoum

La société Ellouhoum a décidé d’importer 1.100 agneaux abattus chaque semaine, pour réguler le marché local, a affirmé jeudi, le directeur commercial de la société, Sofiane Massaoudi.

Il a ajouté à l’agence TAP que cette quantité d’agneaux sera importée d’Irlande, en vue de remplacer les 3.500 têtes d’ovins vifs que la société n’a pas pu importer d’Espagne.

Le ministère a demandé de reporter l’importation des agneaux vifs jusqu’à la fête prochaine de Aîd Al-Idha, car les agneaux vifs (3.500 moutons) ne fourniront que 60 tonnes de viandes, a précisé le chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, Adel Said.

Pour le directeur général du Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait (GIVLAIT), Lotfi Chammakhi, la période actuelle ne requiert pas l’importation des agneaux vifs, étant donné que la production locale devient plus abondante et l’importation risque de nuire aux agriculteurs.

La consommation annuelle des viandes ovines en Tunisie est estimée à environ 48.000 tonnes (4 tonnes par mois), dont 25% sont consommés au cours de la période de la fête de l’Aid-al-Idha, a-t-il dit.

Le marché local connaît une envolée des prix de viandes rouges en général. Ceux des viandes d’agneau ont augmenté de 30% en comparaison avec l’année 2010, selon M. Chammakhi.

Plus de 1 milliard de denars de déficit de la balance alimentaire en 2012

1090,6 MDT. C’est le montant du déficit de la balance alimentaire en 2012, contre 702 MDT, en 2011, a indiqué Mnasri Belgacem, directeur général des études et du développement agricole au ministère de l’Agriculture).

Le taux de couverture s’est établi à 65,4% contre 75,2% pour l’année 2011. Il a expliqué cette baisse par une augmentation des importations alimentaires de 11,6% alors que le taux de croissance des exportations a régressé de 2,9%.

M. Belgacem a indiqué que la hausse de la valeur des importations alimentaires est due à l’accélération du rythme d’importation de quelques produits alimentaires de base, notamment du blé dur dont les importations ont crû de 7% (573.000 tonnes contre 524.300 tonnes) et de celles de l’orge qui ont grimpé de 84% (385.000 tonnes contre 237.500 tonnes).

Pour ce qui est du «lait et dérivés», 21,5 mille tonnes d’une valeur de 82 MDT ont été importées, au cours de l’année 2012, enregistrant ainsi une hausse de 27% par rapport à 2011 (17,1 mille tonnes).

La valeur des importations alimentaires ont, à ce titre, représenté 8,2% du total des importations du pays, au cours de l’année 2012, contre 8,4% pour 2011.

Concernant les exportations, celles de l’huile d’olive ont marqué un bond de 47%. Elles sont estimées à environ 160,1 mille tonnes pour une valeur de 593,2 MD. Pour ce qui est dattes, les exportations de ce produit se sont élevées à 101,1 mille tonnes (344,4 MDT) et ont été acheminées vers plus de 60 pays, essentiellement, le Maroc, la France, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne.

En contrepartie, les exportations des produits de la mer ont baissé de 16%, soit 17 mille tonnes pour une valeur de 213 MDT contre 21,6 mille tonnes en 2011 (253,5 MDT). La baisse des exportations des agrumes a, quant à elle, été de 17%, pour reculer de 24 mille tonnes à 18,5 mille tonnes.

M. Belgacem a fait savoir que la valeur des exportations alimentaires a donc constitué 7,7% du total des exportations du pays, en 2012,, contre 8,4% l’année précédente.

Prêt de la BAD pour le développement agricole intégré à Gafsa

La Banque africaine de développement (BAD) vient d’approuver un prêt de 22,115 millions d’euros (45 millions de dinars, MD) pour financer un projet de développement agricole intégré au Nord de Gafsa.

Le projet, dont le coût total est estimé à 29,131 millions d’euros (60 MD), répartis entre la BAD et le gouvernement tunisien dont la contribution s’élève à 7,071 millions d’euros (15 MD), vise à réduire la pauvreté dans le gouvernorat de Gafsa, grâce à une amélioration des infrastructures rurales et à la gestion durable des ressources naturelles.

«Le projet devrait s’appuyer sur les acquis obtenus dans les régions du sud du gouvernorat (préfecture). Près de 186.200 habitants, représentant 38.700 ménages dans les cinq délégations du gouvernorat de Gafsa qui couvre 28 secteurs administratifs, bénéficieront du projet», note la Banque dans un communiqué. Elle ajoute: «Le projet est en adéquation avec le document de stratégie pays élaboré par la BAD dont l’objectif vise à appuyer le Programme du gouvernement de transition (XIIe plan 2012-2016), qui ambitionne de réduire les disparités régionales, notamment, grâce à la réalisation d’infrastructures rurales d’envergures au bénéfice des régions les plus défavorisées du pays.»

«Plus spécifiquement, la réhabilitation des infrastructures rurales et le développement agricole participatif seront mis en œuvre à travers, entre autres, la création et la réhabilitation de périmètres irrigués en maitrise totale d’eau, l’aménagement de pistes rurales, la réalisation de travaux de conservation des eaux et du sol, l’amélioration pastorale, l’électrification de 750 points d’eau pour l’irrigation, l’appui à des micro-projets au profit des femmes et des jeunes, le développement de la production animale et l’appui technique aux agriculteurs et à leurs organisations, y compris féminines», ajoute le communiqué.

Exportation d’oranges maltaises début de saison prometteur

oranges maltaises

Les quantités d’oranges maltaises exportées par le gouvernorat de Nabeul ont atteint 7.600 t, juste trois semaines après le démarrage de la saison de l’exportation, avec une augmentation de 3.400 t par rapport à la même période de l’année précédente.

Le commissaire régional au développement agricole, Mohamed Akremi Hamdi, a indiqué au correspondant de l’agence TAP qu’il est «possible de parler d’un démarrage prometteur de la saison d’exportation des oranges maltaises, au vu de l’augmentation des quantités exportées et du grand calibre des oranges qui sont préférées sur les marchés extérieurs».

A ce niveau, les prévisions tablent sur l’exportation de 20.000 t, sachant que la production des maltaises représente 30% des exportations d’oranges, soit 30.000 t sur un total de 110.000 t de toutes les variétés.

En outre, la récolte se déroule dans de bonnes conditions, toutes variétés confondues, avec la cueillette d’environ 47% de la production, soit 114.000 t, sur un total de 240.000 t prévues au Cap Bon.

AFD Tunisie : 2 M EUR à ENDA pour développer le microcrédit en zones rurales

L’AFD vient de signer une convention de financement d’un montant de 2 millions d’euros (4 millions de dinars) au bénéfice de l’institution de microfinance Enda Inter Arabe, pour développer son activité de crédit en zones rurales. Cette ligne de crédit vise notamment à accroitre l’activité d’ENDA dédiée au financement de l’agriculture et de l’élevage.

Grâce à un prêt en dinars tunisiens qui bénéficie de conditions bonifiées, ENDA pourra développer une offre de crédit adaptée et accroitre son réseau d’agences dans un secteur caractérisé par une forte dispersion géographique et des conditions d’accès parfois difficiles. L’agriculture représente une part importante de l’économie tunisienne, et l’accès au financement est un enjeu majeur pour le développement des petites exploitations.

L’objectif de ce projet financé par l’AFD est donc de permettre aux petits agriculteurs et éleveurs l’accès au crédit de campagne pour faire face à leur besoin de financement. Les fonds alloués visent aussi à améliorer la prise en considération des femmes habitant en milieu rural, par le financement et l’encouragement à la création d’activités.

L’AFD soutient le secteur de la microfinance depuis plusieurs années en Tunisie, et appuie en particulier les initiatives visant à développer l’activité économique et créer de l’emploi dans les régions de l’intérieur du pays.

Conjoncture : Que retenir de 2012 ?

L’économie mondiale est mi-figue, mi-raisin… L’économie tunisienne aussi ! Baisse de l’indice de production des industries manufacturières exportatrices, des avoirs en devises obtenus par des prêts, exacerbation des pressions sur la balance des paiements, hausse du niveau général des prix, aggravation du déficit du Budget de l’Etat, élargissement du déficit commercial, aggravation du déficit de la balance des paiements courants…

Les Tunisiens observent avec inquiétude les retombées de la crise de l’endettement public dans la Zone Euro alors que la Banque mondiale et le FMI disent que le taux de croissance mondial en 2013 sera entre 2,4% et 3,5% à cause du faible rythme de l’activité dans les pays industrialisés mais soulignent aussi la poursuite de l’expansion économique dans les pays émergents/en développement.

C’est dans ces conditions que le Conseil d’administration de la BCT, qui vient tout juste de se réunir, affirme que l’économie tunisienne a réussi à sortir en 2012 de la situation de récession qu’elle avait connue un an plus tôt et amorcé une reprise économique progressive dans la plupart des secteurs (agriculture, tourisme, transport aérien, industries non manufacturières dont la production minière et énergétique).

La BCT soutient que les flux d’investissements directs étrangers ont augmenté de +85,4% et que le besoin des banques en liquidités s’est progressivement atténué au moment où les dépôts auprès des banques ont augmenté de 10,8% (contre 5,1% fin 2011) mais, paradoxalement, les concours du secteur bancaire à l’économie ont connu une décélération de leur rythme de progression (8,7% contre 13,4% en 2011) alors que les investissements privés ralentissaient.

Et ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle car leur liste est longue :

- l’indice de production des industries manufacturières orientées vers l’exportation a baissé de 1,1% dans les industries mécaniques et électriques et de 3,6% dans le textile/habillement,

- exacerbation des pressions sur la balance des paiements courants,

- taux d’inflation à 5,9% (en termes de glissement annuel) et 5,6% (en moyenne) contre 3,5% fin 2011,

- hausse du niveau général des prix (cette hausse a concerné tous les groupes de produits, surtout les produits alimentaires dont les prix ont augmenté de 8,4%),

- aggravation du déficit du Budget de l’Etat,

- élargissement du déficit commercial de 35% en 2012,

- aggravation du déficit de la balance des paiements courants qui a atteint 8,1% du PIB contre 7,3% une année auparavant,

- nos avoirs nets en devises ont atteint 12.576 millions de dinars (119 jours d’importation) contre 10.582 millions de dinars fin 2011 (113 jours), mais ceci n’a été possible que par la mobilisation accrue des crédits extérieurs à moyen et long termes,

- hausse du taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire de 3,16% (en janvier 2012) à 3,98% (en décembre).

Tout cela fait que les recommandations du Conseil d’administration de la BCT tombent sous le sens: plus de vigilance, et mesures de maintien des équilibres à des niveaux soutenables. Deux conditions qui sont incontournables pour la relance de l’investissement, de la croissance et de l’emploi ainsi que pour le rétablissement de notre stabilité économique et financière.

Source > WMC