Archives pour la catégorie Industrie

Les Investissements dans l’industrie en 2013 ont baissé de 4,4% en 2013

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Les investissements déclarés dans l’industrie ont baissé de 4,4%, passant de 3,6 milliards de dinars en 2012 à 3,5 milliards de dinars en 2013, selon des données de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (API).

La baisse a particulièrement concerné les activités totalement exportatrice (-35,8%), où les investissements ont atteint 1.111,9 MDT en 2013, contre 1.733,2 MDT en 2012, contre une hausse de 24,3 % pour les autres activités.

Le recul des investissements a notamment concerné le secteur du cuir et de la chaussure (-66,9%), les industries agroalimentaires (-41,1) et les industries du textile et de l’habillement (-25%).

En revanche, les industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre ont connu une évolution notable de 89,3% en termes d’investissements.

Les industries chimiques et mécaniques se sont également inscrits en hausse de respectivement 36,4% et 35,8%.

La ventilation géographique des investissements déclarés montre que la baisse s’est particulièrement concentré dans les régions est (-21,2%) contre une hausse de 51,1% pour les régions ouest.

S’agissant des zones de développement régional, leur part des investissements déclarés a atteint 1.954,9 MDT en 2013 contre 1.609,8 MDT en 2012, soit une évolution de 21,4%.

En ce qui concerne le secteur des services, les investissements déclarés ont baissé de 10,7% pour atteindre 1.393,5 MDT en 2013, contre 1.560,8 MDT en 2012.

L’Avion Tunisien risque de ne jamais voler en Tunisie

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L’avion construit par la société tunisienne Oxygen Aéronautics et exposé, le mercredi 22 janvier 2014, à l’Ecole des Ingénieurs de Sousse, «risque de ne jamais voler dans le ciel tunisien à cause des obstacles techniques et procéduraux».

C’est, en tout cas, ce qu’explique le site spécialisé dans l’aviation, ‘‘AeroTunisie’’. «Du côté réglementaire, la loi tunisienne autorise la construction d’avions (voir code de l’aviation civile) mais les textes détaillant ce processus n’existent pas», précise ‘‘AeroTunisie’’.

Aussi, est-il à craindre que la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) n’acceptera pas de courir le risque d’engager sa responsabilité dans la délivrance d’un CNRA, c’est-à-dire du permis de vol, pour cet avion. Les visites d’inspection pendant et après construction et du protocole des essais pourraient aussi poser problème, estime également ‘‘AeroTunisie’’.

Nos confrères corrigent aussi l’information selon laquelle l’avion serait 100% tunisien. Ils rappellent que cet avion a été créé, en France, par Serge Pennec, en 2005 en version avion (Vidéo de la construction de l’avion d’origine en France).

«C’est un biplace qui est à l’origine équipé d’un moteur Diesel de voiture AX. Celui qui va être construit dans ce projet est la version ULM dérivée de l’avion, avec un coût de construction faible (10.000 euros de matériaux, et 5.000 euros d’outillage). Les plans originaux de cet avion on été achetés, par Oxygen Aéronautics, de la société française Gaz’aile, le concepteur d’origine, dans le but de reconstruire le même avion», indique encore ‘‘AeroTunisie’’.

L’entreprise turque Ekon a licencié 62 employés tunisiens pour manque de discipline

«Seulement 62 employés tunisiens travaillant au sein de l’entreprise turque ‘Ekon’, et non des centaines, ont été licenciés pour manque de discipline», a déclaré, vendredi 22 mars, Arif Hekmet Demirel, directeur du projet de la cimenterie de Jebal Erresas à Mornag (gouvernorat de Ben Arous).

«Ekon garantit aux employés tunisiens les mêmes conditions de travail et de rémunération que les employés turcs», a-t-il répliqué aux informations véhiculées par des médias tunisiens sur le licenciement de centaines d’employés tunisiens et leur remplacement par d’autres de nationalité turque.

Lors d’une conférence de presse, tenue à Tunis, M. Demirel a souligné que la société Ekon est une entreprise turque installée, en 2010, en Tunisie, pour accomplir une mission à durée limitée en vertu d’un accord avec la société Carthage Cement. Il s’agit de la construction et l’installation d’une cimenterie dans la région de Jebel Erresas.

Ekon emploie, actuellement, 500 agents tunisiens et 600 turcs, a-t-il rappelé, précisant que le recours à un personnel turc a été dicté par le besoin du travail. D’après lui, les Turcs ont plus d’expérience et un savoir-faire confirmé dans le domaine de la construction et du bâtiment.

Revenant sur l’affaire du licenciement, il a tenu à expliquer que sur un total de 740 employés tunisiens engagés au lancement du projet en 2010, environ 83 personnes ont démissionné, 67 ont quitté le travail pour fin de contrat, et seulement 62 employés ont été licenciés. «Des employés turcs ont été, également, licenciés pour les mêmes raisons (manque de discipline) et ont été renvoyés en Turquie», a-t-il ajouté.

Selon M. Demirel, tant les employés tunisiens que turcs travaillent conformément à des contrats d’une durée déterminée, donc l’ensemble des travailleurs sera limogé à la fin du projet. «Quelques employés sont en train de mener des grèves revendiquant qu’ils soient recrutés au sein d’Ekon, alors que la société elle-même projette de quitter la Tunisie après la finalisation du projet de la cimenterie», a précisé le responsable turc, relevant que ces grèves coûtent cher aussi bien pour la société que pour l’économie tunisienne.

A noter que la Cimenterie de Jebel Erresas (220 ha) serait la plus grande cimenterie dans toute la région du Maghreb. Une fois mise en fonction, elle permettra la production d’une moyenne annuelle de 2 millions de tonnes de ciments, d’une valeur estimée à 120 millions euros (240 millions de dinars), ce qui est en mesure de satisfaire les besoins du marché intérieur et d’orienter une partie de la production vers l’exportation.

Bonnes perspectives d’exportation de médicaments tunisiens en Algérie

Une récente mission d’hommes d’affaires à Alger a permis d’identifier des perspectives d’exportation et de partenariat prometteuses des produits pharmaceutiques tunisiens en Algérie.

Des représentants d’une vingtaine d’entreprises et de laboratoires pharmaceutiques tunisiens ont participé, du 17 au 20 mars, à une mission de contacts professionnels avec des opérateurs algériens spécialisés dans les mêmes branches.

La délégation tunisienne a visité les salons professionnels Al Generic et Al Farma dédiés respectivement aux médicaments génériques et aux produits pharmaceutiques.

Ces manifestations se sont déroulées du 16 au 19 mars au Palais des Expositions d’Alger.

Le Centre de promotion des exportations (Cepex), organisateur de cette participation, a mis en place un stand Tunisie de 12 m2 et animé une campagne de communication destinée aux visiteurs et exposants. Ce qui a permis à la délégation tunisienne de nouer plusieurs contacts avec les opérateurs algériens durant leur présence aux deux salons.

La délégation tunisienne a poursuivi ses rencontres professionnelles, mardi 19 mars, dans un hôtel d’Alger, avec 107 de leurs homologues algériens. Des partenariats commerciaux et industriels entre les opérateurs des deux pays ont pu être noués à cette occasion. Les professionnels algériens venaient des villes d’Oran, Annaba, Sétif, Bejaïa, Constantine, Skikda, Tlemcen.

Les opérateurs tunisiens ont également noué des contacts avec des producteurs industriels, des cliniques privées, des établissements consommateurs de produits d’hygiènes & santé (hôtels), des associations (notamment l’Association algérienne des hypertendus et l’Association algérienne de protection contre le sida).

La partie la plus importante des contacts a été avec les importateurs et les distributeurs des médicaments, des matériels & accessoires médicaux, produits d’hygiène et santé et les utilisateurs des emballages des médicaments et produits pharmaceutiques.

La partie la plus importante des contacts a été avec les importateurs et les distributeurs des médicaments.

Selon les premières impressions relevées auprès des chefs d’entreprises tunisiens, des opportunités à très court terme ont été identifiées et des opérations d’exportation et des contrats de partenariat sont envisageables très prochainement.

L’Algérie est le 1er importateur des produits pharmaceutiques du bassin sud de la Méditerranée. Elle a moins de laboratoires pharmaceutiques que la Tunisie et sa facture d’importation des produits pharmaceutiques s’est élevée à 126 millions de dollars USD pour le seul mois de janvier 2013.

Tunisie : Le groupe chimique tunisien à l’arrêt

Les activités des unités du groupe chimique tunisien à Tunis, Sfax, Gafsa et Gabès sont à l’arrêt ce jeudi 07 mars en marge d’un sit-in entamé depuis hier par les employés du groupe.

Protestant contre la non-application des accords conclus avec le ministère de l’industrie, le secrétaire général de la fédération tunisienne du pétrole et des produits chimiques, Faouzi Chibani a précisé que ce sit-in intervient suite au refus du ministère de l’industrie de signer l’accord qui a été passé entre les instances syndicales et l’administration sur l’augmentation des salaires des employés pour l’année 2012.

MEDIBAT 2013: Des mégaprojets bâtiment et l’infrastructure

Le Forum économique international, qui traitera de la question du «Renforcement du Partenariat Public Privé (PPP) dans le secteur du bâtiment et de l’infrastructure» (les 7 et 8 mars) à l’occasion de la 12ème édition du Salon méditerranéen du bâtiment (MEDIBAT), permettra de présenter pas moins de 13 mégaprojets de bâtiment d’infrastructure de base à construire dans nombre de pays africains.

Des responsables représentant le Cameroun, le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Sénégal et la Libye procèderont à la présentation des projets qui doivent être réalisés dans le cadre du Partenariat Public/Privé (PPP) aux professionnels, aux entrepreneurs et aux bailleurs de fonds qui seront présents à l’image de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque européenne d’investissement (BEI).

Parmi les projets qui seront proposés, à cette occasion, le Mégaprojet d’Aménagement de Lomé (Togo), qui nécessitera un investissement total de 3 milliards d’euros soit environ 6 milliards de dinars.

L’on procèdera, également, à la présentation d’importants investissements qui seront engagés dans le Port de Douala au Cameroun, lesquels investissements s’élèvent à plus de 111 millions d’euros (plus de 222 millions de dinars).

Des responsables du ministère de l’Equipement du Niger présenteront, de leur côté, de mégaprojets consistant notamment en la construction d’une boucle ferroviaire de 3.000 km reliant Cotonou–Dosso–Niamey- Téra–Ouagadougou et d’une série de routes structurantes s’étendant sur plus de 2.100 kilomètres.